dimanche 22 novembre 2015

Caravelles et crustacés. Conversion, reconversion, illusions.

Un californien pour qui le bonheur c'est d'aller à la plage avec sa chèvre ... what else.

Rien, rien du tout si ce n'est le départ et l'exil ? La quête du bonheur n'a de sens que celui que chacun de nous lui donne. Matériel, spirituel, les deux ? Remplir sa vie pour être comblé ou au contraire se dessaisir de tout ce qui pourrait la rendre captive aux choses secondaires et futiles, vivre simplement ou simplement vivre mieux, à chacun d'y répondre.

"C'est pas moi, c'est les autres", n'est-ce pas un peu facile de jeter l'opprobre sur la société de consommation et sur le culte de la jouissance immédiate, n'endossons-nous pas une part de notre propre insatisfaction, nos préoccupations ne nous incombent-elles pas en partie ? La société et notre environnement est-ce là la vraie cause et pas plutôt une fausse raison illusoire, Sysiphe de nature ou de circonstance, menant une quête du bonheur sans fin ?

lundi 16 novembre 2015

Adieu Vercingétorix


Nous sommes tous le méchant de quelqu'un. Notre monde est fait d'affrontements et ce ne sont pas forcément les plus sages, les plus pacifistes ni les plus innocents qui triomphent. Mis à part le fait que chacun est convaincu d'avoir le bien de son côté, d'être dans son bon droit et souvent d'être de surcroît dans le camp des gentils parce que c'est ainsi ou bien parce que c'est la volonté divine, au final l'histoire n'en retient qu'une seule chose, ce sont les vainqueurs qui l'écrivent.  

lundi 5 octobre 2015

Communautarisme, l'autre racisme ?


Lorsqu'il y a des milliers de variétés de fleur dans votre jardin, pourquoi voudriez-vous toutes les arracher pour n'en laisser qu'une seule ?
À l'ère de la mondialisation, où se rencontrent et se mêlent les multiples cultures, religions et sociétés que compte l'humanité, la crise fait malheureusement grossir les rangs de celles et ceux qui voit la différence comme une menace au détriment de ses défenseurs qui y voit au contraire un atout.

mercredi 26 août 2015

Cimetière ô mon cimetière dis-moi qui je suis

Cimetière musulman à Sarajevo
Si c’est à l’aune de sa vie que l’on peut juger un homme, c’est aussi à ce moment qui laisse place au souvenir du défunt et au deuil de sa famille et de ses proches que l’on peut juger une société, ou du moins mieux la comprendre.
Face à la mort qui se rappelle brusquement à nous, qui frappe parfois sans que l’on ne sache ni ne comprenne pourquoi, qui nous met face à notre condition éphémère, c’est déstabilisé et bouleversé que nous endurons et réagissons de manière différente cette épreuve. Isolement, repli sur soi, détresse ou au contraire volonté de tourner la page et d’aller de l’avant, si la mort se manifeste et révèle des comportements, natures, philosophies et psychologies propres à chacun, elle est également plus largement un révélateur des dogmes et principes de nos sociétés. En France, en Corée, au Mexique, au Mali … à chaque société ses rites funéraires et son rapport à la mort.

vendredi 24 avril 2015

Méditerranée, cimetière de migrants ou le naufrage européen.


Notre voisin frappe à la porte, il a besoin d’aide, il n’a pas d’emploi, il a faim et, démuni, sans autres solutions, il se tourne vers nous. Nous sommes son dernier recours, son dernier espoir mais nous n’ouvrons pas, à travers la porte nous lui crions de partir et le menaçons de lui faire quitter le palier par la force. Aux portes de l’Europe, ils sont des milliers chaque année à payer de leur vie leurs tentatives désespérées de s’extirper de leur condition pour l’espoir d’une vie meilleure eu Europe.
Ces derniers mois, combien encore de boat-people, de femmes, d’enfants parmi eux, ont été retrouvés sans vies sur les plages italiennes ? Ces drames à répétition ne sont pas une fatalité, mais à qui la faute ?

dimanche 25 janvier 2015

Du militantisme antiterroriste


Une constante dans les trajectoires de vie des hommes qui ont défrayé la chronique et créé un émoi international aux premiers jours de cette nouvelle année, feu les terroristes avaient accumulé et dépassé le seuil de l'acceptable en amertume et haine, au fil d'un parcours marqué par l'échec.
Souvent la case prison que l'on quitte plus radicalisé, plus dangereux et finalement moins sociabilisé qu'en y entrant, celle-ci ne fut jamais synonymes pour aucun d'entre eux de repentance ou de retour dans le droit chemin, au contraire.