samedi 29 décembre 2012

Sandra Bessudo, ne lui parlez pas d'Ingrid

Gustavo Gómez / elespectador.com

Samedi 29 décembre 2012, l'émission de TF1 Reportage était consacré à Sandra Bessudo, franco-colombienne de 41 ans, Ministre de l'environnement du gouvernement libéral de Juan Manuel Santos depuis juillet 2010 et Présidente de la Fondation Malpelo. "Sandra, une sirène parmi les requins", un vrai panégyrique.

Évidement comment ne pas penser à Ingrid Bétancourt, franco-colombienne, sénatrice membre un temps du parti libéral puis candidate écologiste à la présidence, captive des FARC entre 2002 et 2008 dans la jungle amazonienne.

Toutes les deux issues d'un milieu privilégié. Gabriel Bétancourt est un ancien Ministre colombien de l'éducation, Sous-directeur de l'Unesco et Ambassadeur de Colombie en France et sa femme Yolanda Pulecio Vélez, ex-reine de beauté, députée, sénatrice et ambassadeur.
Plus modestement, Jean-Claude Bessudo, dirige la compagnie de tourisme de son oncle.

Alors, ne lui parlez pas d'Ingrid Bétancourt. La comparaison s'arrête là.
Sandra Bessudo peut se prévaloir d'un CV impressionnant et d'un engagement de toujours qui tient surtout d'un coup de foudre avec le monde marin. Biologiste marine, passionnée de plongée, elle s'est fait connaitre en Colombie en devenant la passionaria des requins et de l'île de Malpelo (un rocher de 3,5 km² à 500 kilomètres de la côte, paysage lunaire peuplé de crabes, oiseaux et lézards) dont elle a obtenu qu'elle soit reconnue comme zone de protection nationale en 1995. Devenue Directrice des Parcs nationaux de la région, elle crée en 1999 la Fondation de Malpelo, qui œuvre pour la préservation de la diversité marine colombienne. En 2006 consécration, l'île de Malpelo est classée Patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco.
En 2012, la Ministre continue à payer de sa personne en posant presque nue, un filet comme seule parure, pour dénoncer la capture illégale des requins.

Plus ?
- Le portrait de Sandra Bessudo "Mission et immersion" par Elliane Patriarca pour Libération le 07/04/12
Le site de la Fondation Malpelo

Aucun commentaire:

Publier un commentaire